Avantages et limites du rachat de crédit


En France, le rachat de crédit, régi par la Loi Lagarde depuis 2011 est de plus en plus pratique. Si l’opération peut soulager, elle a néanmoins ses limites.

Le rachat de crédit en hausse en 2011

Le rachat de crédit est de plus en plus en courant depuis l’année 2011, avec un total de 17 milliards d’euros sur l’emprunt immobilier et l’emprunt à la consommation. L’opération, consistant à regrouper tous les crédits sous un seul emprunt, permet en effet aux personnes ayant cumulé les dossiers de bénéficier d’une rallonge de paiement et d’une baisse de mensualités. Effectué par les banques et certaines agences spécialisées, le rachat permet alors une prolongation de l’échéance de remboursement sur 12 ans pour la consommation et sur 30 pour l’immobilier. En 2011, La Loi Lagarde se proposait de définir les contours du rachat de crédit. Sollicitée généralement dans les cas de diminution des revenus, la procédure comporte néanmoins quelques inconvénients, notamment sur la durée finale de l’endettement.

Les limites de l’opération

Ainsi, certains professionnels du crédit invitent les consommateurs à la plus grande prudence quant au recours au rachat de crédit. En effet, si l’on peut, à juste titre se sentir soulagé par l’étalement du délai de remboursement et par l’amoindrissement du montant des échéances, il ne faut pas oublier qu’au final, l’emprunt coûtera plus cher. Outre les divers coûts nécessaires à la procédure elle-même, le cumul des intérêts rendra le rachat de crédit plus onéreux au terme de la nouvelle échéance convenue. Les banques refusent par ailleurs de traiter les dossiers considérés comme critiques, du fait du surendettement du demandeur. Pour un crédit sur 12 ans, un taux d’endettement n’excédant pas les 42 % est requis pour prétendre à une opération de rachat.