Bonus des Traders en baisse dans les banques françaises


En France, les opérateurs de marché ne se font pas d’illusions quant à leurs primes annuelles, réduites considérablement en ces temps de marasme financier.

Traders : les temps ne sont pas roses

Le temps n’est actuellement pas très festif dans le quartier général des plus grandes banques françaises. En effet, à l’heure où la direction respective des établissements financiers distribue les bonus et autres primes, les agents et autres opérateurs du secteur s’inquiètent quant au sort de leur traditionnelle enveloppe annuelle. Les premiers à avoir encaissé le coup furent les traders de BNP Paribas qui, sans surprise, ont appris la modestie des primes annuelles distribuées, voire dans certains cas leur inexistence. Le personnel de la Société Générale a été d’ores et déjà prévenu de la fonte de leur bonus annuel qui sera cette année, réduit de moitié, nous avise le Président Directeur du Groupe. Si depuis 2008, les primes annuelles ont été considérablement revues à la baisse, la mauvaise performance du groupe bancaire français n’a pas arrangé les affaires de nos amis traders.

Prime zéro et sanctions sur les contre-performances

La traversée du désert de 2008 subie par le secteur bancaire a mis en lumière les salaires excessifs et les bonus annuels grassement accordés par les établissements aux opérateurs de marché. Le contexte actuel de récession financière oblige cette année les financiers à plus de réserve quant à la distribution de ces primes, devenues au fil des ans une tradition dans le milieu. Mais les temps semblent avoir changé et les mœurs avec dans le milieu de la finance. Mauvais résultats, zéro prime ! Les traders semblent regretter le bon vieux temps, mais commencent à se faire doucement à la nouvelle réalité de la crise. Si la prime n’est plus désormais un dû, certaines retenues peuvent même être effectuées sur les salaires, sanctionnant les opérateurs dont les résultats ne sont pas convaincants. Pour la Société Générale comme pour les autres établissements bancaires français, la tendance semble désormais être à l’austérité.

source: lefigaro