Cetelem dit non au projet de loi Hamon


Lundi, Cetelem s’oppose au projet de loi dite Hamon. Selon ses explications, le texte prévoit de nombreuses mesures pouvant avoir des répercussions sur son activité.

Vers une hausse des coûts des crédits

Cetelem s’oppose à l’adoption du projet de loi Hamon. L’application des mesures contenues dans ce dispositif risque d’avoir des conséquences désastreuses selon le groupe. Le texte a été conçu dans l’optique de remédier au problème de surendettement en France, ce qui est en soi une bonne chose, la manière dont on s’y prend n’augure rien de bon. Cetelem critique notamment l’abaissement de la durée du plan conventionnel de redressement. Initialement, celle-ci était de 10 ans jusqu’à ce que la loi Lagarde qui est en vigueur depuis le mois de juillet 2010 l’ait réduite à 8 ans. Aujourd’hui, le plan Hamon prévoit de l’abaisser jusqu’à 5 ans. Non seulement cette mesure ne résoudrait rien, mais elle risque également d’entraîner une augmentation des coûts des crédits, précise un porte-parole de la banque.

Un manque à gagner de 5 milliards d’euros

Cetelem n’est pas d’accord non plus avec l’idée de diminuer le délai d’inactivité des prêts renouvelables à un an contre deux actuellement. On connaît déjà les conséquences, précise Cetelem. En 2010, une première réduction qui avait fait passer ledit délai de 3 à 2 ans avait pour effets la fermeture de quelque 7 millions de comptes. Si les autorités persistent à valider ces deux amendements, les impacts risquent d’être coûteux aussi bien pour Cetelem et ses homologues que pour l’économie dans son ensemble. Au cours de ces trois dernières années, la production bancaire a déjà accumulé une baisse de l’ordre de 10 milliards d’euros. Une nouvelle réduction aux alentours de 2 à 5 milliards ne serait pas une surprise si le texte venait à être voté, conclut Cetelem.