Combien la Grèce va vraiment coûter aux banques françaises ?


Grece
Suite au problème européen de la dette grecque, la véritable question est de voir l’impact de cette dette sur l’économie française. Pour pouvoir pallier son déficit, l’Europe a décidé de venir en aide à la Grèce, à hauteur de 158 milliards d’euros.

Que cela signifie-t-il concrètement pour les banques, en France ? Déjà, ces dernières réduisent de 21 % le remboursement des prêts grecs, ce qui constitue une perte de 2 à 2,4 milliards d’euros pour les banques françaises (que les Grecs n’auront plus à rembourser).

Les banques qui sont directement concernées par cette dette grecque sont BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale, et Natixis.

Cela dit, ces quatre banques ne sont pas dans des situations similaires. Tandis que BNP Paribas réalise de belles performances, et peut ainsi combler les 950 millions d’euros dus par la Grèce, ce n’est pas le cas de la Société Générale : cette dernière doit pallier entre 500 et un peu plus de 700 millions d’euros, chose qui n’est pas évidente, car la banque française a obtenu des résultats médiocres lors des derniers tests (contrairement à BNP Paribas). De même pour Natixis, qui se voit aussi exposée à la dette italienne et espagnole, ce qui renforce sa fragilité (avec déjà 260 millions d’euros de provisions). Le Crédit Agricole semble bien s’en sortir, et peut assumer les 655 millions d’euros de provisions.