Contrôleur aérien à la DGAC, le bon plan ?


Controleur Aerien Aiguilleur du ciel

La Cour des comptes, qui est notamment l’organisme ayant pour rôle de contrôler la régularité des comptes publics et des autres établissements de l’état français, a récemment publié son rapport annuel. Mais il semblerait avoir une anomalie au niveau de ce dossier et on attribue cet événement à la DGAC (la direction générale de l’aviation civile). Selon le rapport de la Cour des comptes, il existerait certaines lacunes au niveau de la gestion du personnel. L’existence d’une structure parallèle, au sein de la DSNA (direction des services de navigation aérienne), dont les motivations sont plutôt lugubres, semble être la source du problème.

Cela fait huit ans déjà que l’organisme de juridiction financière avait inspecté les relations sociales dans le domaine de la navigation aérienne. La Cour des comptes a décidé cette fois-ci d’aller un peu plus loin dans ce secteur plus que sensible et le résultat en a été à la hauteur. Cet organisme a détecté un certain malaise. Il existerait vraisemblablement un organisme parallèle qui fonctionnerait dans l’ombre et ses activités ne seraient pas vraiment transparentes. Selon la Cour des comptes, cela poserait un sérieux problème surtout au niveau de la productivité et de la sécurité.

La Cour des comptes a consacré un chapitre en entier de son rapport à ce sujet, posant des questions sur l’efficacité des dirigeants de la DGAC. La DGAC emploie 8270 agents au niveau de la navigation aérienne dont presque la moitié, soit 4315, sont des contrôleurs aériens ou aiguilleurs du ciel. Le problème qui se pose c’est que ces contrôleurs aériens ne bosseraient pas plus de 100 jours par an et bénéficieraient même d’une très bonne prime. Selon les ressources humaines de la DGAC, cette situation serait dû au fait que ces postes sont primordiaux car une grève ou tout autre incident touchant ses postes résulteraient en un chaos pas possible sur le trafic aérien et même des couts énormes sur l’économie du secteur. En plus de cela, les contrôleurs aériens bénéficient de 56 jours d’absence (officieusement), en plus des 97 jours de congé officiels (soit 20 semaines). Les jours de travail, les contrôleurs aériens jouissent de 2 heures 45 minutes de pause !

Cette révélation risque de faire des vagues sur l’opinion publique et de relever la question de l’ingérence.