Crise grecque, la banque Crédit Agricole s’attend à tout


La banque Crédit Agricole reste lourdement handicapée par le marasme économique en Grèce. Sa filiale grecque Emporiki devient un fardeau pour l’institution financière française.

Emporiki, le fardeau du Crédit Agricole

Le Crédit Agricole n’a pu réaliser que le quart de son bénéfice au T1 2012, la firme ayant cédé 1 milliard d’euros sur son résultat, suite à la situation de sa filiale grecque. Le risque lié à ces investissements s’élèverait à 829 millions d’euros durant la même période. Emporiki figure parmi les trois institutions faisant l’objet d’échanges de titres souverains en Grèce. La confiance du marché financier en la banque française est mise à mal par cette crise. En Bourse, Crédit Agricole a déjà perdu près de 6 milliards d’euros.

Le Crédit Agricole s’attend à tout

L’entreprise s’attend à tout en Grèce. Le DG, Jean-Paul Chifflet a confié qu’une sortie de ce pays de la zone euro faisait partie des cas de figure étudiés, même si cette perspective lui semblait peu probable. Aussi, la firme s’efforce-t-elle de réduire au minimum son exposition à Emporiki passant de 11,4 milliards d’euros, à la fin du T1, à 5,2 milliards d’euros. Elle a également continué à diminuer le direct funding. Pour l’heure, la Banque Centrale de la Grèce refuse de refinancer Emporiki, qui est, pourtant, une banque d’État.

La banque française garde le cap

Malgré sa mésaventure en terre grecque, le Crédit Agricole reste confiant. L’entreprise affirme être à 70 % de son programme de diminution de liquidité. Elle se dit en outre sur la bonne voie concernant la limitation des encours des risques. La banque française est en passe de réussir la réorientation de ses activités de BFI. Le Crédit Agricole a également enregistré de bonnes réalisations dans les autres pays comme en Pologne, en France et en Italie. Enfin, l’entreprise remplit toujours sa mission d’acteur économique en collectant 20 milliards de crédits dans l’Hexagone.