Des monnaies alternatives pour éviter les répercussions économiques de l’Euro


Pour prévenir les contrecoups liés à l’affaiblissement de la devise Euro, certaines régions ou villes d’Europe ont relocalisé leur économie en créant leurs propres instruments d’échange.

Des économies locales qui créent leurs propres systèmes monétaires

Dans cette conjoncture économique tendue où la crise financière de 2008 a laissé place à la crise des déficits publics, nombreuses sont les régions et villes qui ont opté pour un plan de relocalisation de leur économie. Une mesure impliquant notamment la mise en place de leur propre système monétaire afin d’éviter les risques liés à l’Euro dont la fragilité se fait de plus en plus sentir. Certaines localités en Allemagne, en France, ou encore en Italie, ont créé leur propre monnaie. Ainsi, le fiorito est une monnaie récemment mise en circulation dans la petite commune italienne de Filettino, dans la province centrale de Frosinone. Le fiorito s’échangerait contre 0,50 euro.

Apparition de plusieurs monnaies locales

L’idée de mettre en place une monnaie alternative à la devise européenne date déjà de plusieurs années. En 2003, une commune allemande de Bavière, Prien am Chiemsee, a instauré le Chiemgauer. Et depuis, l’Allemagne a vu apparaître une soixantaine de monnaies alternatives. En France, Villeneuve-sur-Lot en Lot-et-Garonne a créé une monnaie baptisée « Abeille », Toulouse a mis en circulation le Sol-Violette comme instrument de paiement, tandis qu’en Ardèche, la Luciole a fait son apparition dans les portes-monnaies. Des systèmes monétaires qui ne sont autorisés à circuler qu’en circuit fermé ; d’où le fait qu’ils ne soient pas échangeables. Par ailleurs, d’après les analystes, ses monnaies locales ne menacent pas l’Euro.

source: lefigaro