Durcissement fiscal de l’assurance-vie : les Français prêts à s’en passer


Une grande partie des Français ayant souscrit à une assurance-vie avoue être prête à s’en passer. Tel est le résultat d’un sondage effectué par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), à travers l’institut Ipsos.

Durcissement fiscal, un sujet sensible

958 personnes possédant un contrat d’assurance-vie, telle est la population qui a servi d’échantillon. L’institut Ipsos a réalisé un sondage sur le durcissement fiscal de l’assurance-vie, pour le compte de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Les 18 et 19 mars derniers, ces personnes ont été contactées par téléphone afin de répondre à une question précise : « si la fiscalité de l’assurance-vie se durcissait dans le cadre de la réforme et devenait moins avantageuse, que feriez-vous ? « . Ce sondage a été mené dans le but d’avoir une idée précise de la perception des consommateurs sur les réformes fiscales en gestation dans le secteur de l’assurance-vie. Un sujet qui, selon le président de la FFSA, est très sensible.

Sondage sur le durcissement fiscal, des résultats qui parlent

De ce sondage, il est ressorti les principaux résultats suivants : dans un premier temps, 24 % des sondés n’ont pas hésité à répondre qu’ils fermeront leur contrat. Environ 35 % estiment qu’une telle réforme les pousserait à se tourner vers d’autres supports d’épargne. Pour 38 % des souscripteurs ayant un revenu mensuel n’excédant pas les 1200 €, le mieux est de se passer de leur contrat. Une proportion nettement supérieure par rapport à la totalité des sondés, tout revenu confondu. Mais les personnes interviewées se sont également prononcées sur la réforme fiscale en question, en arguant que le durcissement devrait s’appliquer en priorité aux œuvres d’art (72 %), aux différentes actions (71 %), puis à l’immobilier (35 %).