Finalement, un accord pour sauver l’Euro et la Grèce


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Très attendue, la conférence du 21 juillet qui réunissait les chefs d’Etat des pays de la zone euro a finalement donné quelques espoirs.

Le sommet, tenu à Bruxelles, traitait à la fois de la dette grecque, de la situation de la monnaie unique et de la gouvernance de la zone euro. Le principal objectif était de circonscrire la crise grecque et d’éviter la contagion à d’autres économies fragiles, comme celles de l’Espagne ou de l’Italie. Pour y parvenir, le secteur privé devrait être mis à contribution à hauteur de plus de 135 milliards d’euros sur 30 ans. Il faut rappeler que les grecs ont une dette publique de 350 milliards d’euros.

Mais c’est au FESF, le fond européen de stabilité financière, que reviendra la tâche de lutter contre la spéculation sur la monnaie européenne en rachetant des obligations sur le marché secondaire ou par le biais d’opérations préventives. Les pays financièrement autonomes devront également baisser leur dette publique à 3% du PIB avant 2013, afin de faire de la lutte contre la crise un effort commun.

Les négociations, menées par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ont dépassé les 6 heures. Les banques ne seront finalement pas taxées comme le souhaitait le président français, mais les nouvelles responsabilités octroyées au FESF montrent que le couple franco-allemand est capable de s’entendre pour défendre les intérêts européens.

La France elle, devrait hériter d’une facture pour sauver la Grèce de 15 milliards d’euros, qui sera payée par ses contribuables.