Fiscalité de l’assurance-vie : le camp Hollande recule pour mieux sauter


Si François Hollande et son équipe avaient au départ annoncé une réforme de la fiscalité sur l’assurance vie, ils ont quelque peu fait machine arrière en apportant quelques précisions.

Le remodelage de l’assurance-vie

Au mois de février, François Hollande annonçait sur TF1 que l’assurance vie serait taxée au même barème que l’impôt sur le revenu. Ce produit financier, utilisé par quelques millions de ménages en France, bénéficie en ce moment de certains aménagements qui consistent à taxer les intérêts à 25 % si la somme était retirée avant quatre ans, à 15 % jusqu’à 8 ans et seulement à 7 % au-delà. En cas d’élection, les membres du parti socialiste ne prévoyaient aucun abattement sur ces placements, un moyen, qui selon eux, permettrait de rétablir une justice fiscale. Choqués, les responsables du secteur ont affirmé qu’une telle mesure tuerait l’assurance et qu’elle entraînerait la suppression de quelques milliers de postes.

Les socialistes se montrent prudents

Aussitôt, le camp Hollande se montre prudent et, par le biais de son responsable de programme présidentiel, Michel Papin, apporte quelques précisions. Ainsi, la mesure ne s’appliquerait qu’aux nouveaux contrats. Les dispositions antérieures, relatives à la fiscalité de l’assurance-vie resteront donc inchangées pour les placements excédant la période de huit ans. Par contre, le barème en vigueur pour l’impôt sera appliqué sur les placements à court et moyen terme. Le principe devrait donc prendre en compte la spécificité de chaque placement, un revirement qui n’a que peu réconforté les professionnels du secteur de l’assurance.