France Telecom dans la polémique du suicide


France Telecom, le géant français des communications, se retrouve encore une fois sous les feux des médias pour une nouvelle affaire de suicide. Les salariés de France Telecom à Annecy réclament l’identification immédiate après la mort d’un de leurs collègues en accident de travail. Ce n’est pas la première fois qu’un tel événement se produit, car la firme France Telecom a déjà vu plusieurs de ses employés mettre fin à leur vie par le suicide.

FT se retrouve dans de beaux draps, car elle compte déjà une bonne trentaine de suicides depuis 2008.

Le dernier cas en cours s’est produit le 28 septembre 2009, il s’agissait de Jean Paul Rouanet qui s’est jeté du haut d’un viaduc. Ce suicide a pris place un quart d’heure avant le début du travail de ce dernier au centre d’appels « 10-16 » d’Annecy. Jean Paul Rouanet comptait 31 ans de service dans le groupe. Tout laisse à croire que c’est le dernier poste qu’on lui avait proposé, celui de téléopérateur, pour pouvoir rester sur Annecy qui serait la cause de ce regrettable événement.

Jean-Paul Portello, le délégué syndical SUD de France Télécom à Annecy, a annoncé que la direction a refusé de qualifier cet événement comme un accident de travail. Le délégué syndical a fait cette annonce à l’issu d’une réunion du Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT), qui était consacrée à la restitution du rapport sur le suicide de Jean Paul Rouanet.

Les collègues et le délégué syndical sont dégoûtés, car le rapport, qui vient du cabinet Secafi, établit un lien direct entre la mort de Jean Paul Rouanet et son travail. Selon le rapport officiel, l’homme se serait retrouvé livré à lui-même et exposé à des risques psychosociaux lors de sa première semaine au « 10-16 ». Cela serait dû à une formation sans réel accompagnement. Plusieurs autres facteurs se sont inscrits à ce rapport tel que des arrêts maladies et des rendez-vous chez le médecin, mais ce qui a rendu ce rapport plus plausible c’est une lettre que Jean Paul Rouanet a laissé dans sa voiture, où il parle de pression quasi continuelle, peur de ne pas réussir et aussi d’obsession au travail.

Du côté de France Telecom, la direction nie le fait d’avoir émis un refus par rapport aux exigences de ses employés et préfère attendre la décision de Jean-Marc Boulanger, l’inspecteur général des affaires sociales, qui avait été engagé pour donner son avis sur la série de suicide au sein de la compagnie, pour se prononcer.

source: LeMonde