Immobilier : faut-il acheter quand les prix baissent ?


Si la baisse des prix dans l’immobilier peut inciter à l’achat, d’autres analystes craignent un effet contraire sur les investisseurs. Ces derniers pourraient en effet douter de la sûreté d’un placement dans un secteur en perte de valeur.

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La moitié des épargnes pour l’immobilier

Si les professionnels du secteur constatent actuellement une baisse du prix de l’immobilier, les interrogations persistent quant à la pertinence d’un placement dans la pierre. En effet, le contexte général du moment fait redouter aux propriétaires un bilan négatif de leur investissement, compte tenu de la faible rentabilité qui est de 3 à 4 % annuellement, conséquence d’une perte de valeur du bien, estimée à 8 voire 10 % par an. Il faut savoir qu’en France, près de 13 à 14 milliards d’euros sont chaque année épargnés, dont 20 % en livret d’épargne et 20 % placés dans les banques. Le reste est destiné à l’achat d’un bien immobilier, investissement assez coûteux qui mobilise presque toute l’épargne.

Jouer sur les dernières mesures incitatives

La baisse des prix de l’immobilier pousse paradoxalement les professionnels à se demander si le secteur représente encore le placement idéal pour l’épargnant. Pourtant, d’autres analyses poussent à la prudence et prédisent des lendemains moins moroses pour le secteur, compte tenu des facteurs multiples, dont la pression de la demande qui pourrait rehausser sinon stabiliser les prix. Pour cette année, la fin des mesures gouvernementales en faveur de l’investissement immobilier et la difficulté d’accéder aux crédits bancaires compliqueront encore plus le placement dans ce secteur. Mais des solutions existent pour optimiser l’investissement foncier en jouant sur le reste des dispositifs incitatifs, dans le neuf ou dans l’ancien, voire dans les Ehpad, ces habitations destinées aux personnes âgées.

source: challenges