Immobilier : le marché plus calme en 2011


Après une année très forte en rebondissement, surtout avec l’envolée record des prix de vente des logements anciens, la fièvre de l’immobilier devrait graduellement se calmer. En effet, alors que les hausses annuelles avaient dépassé les 15 % dans la capitale l’année dernière, les prévisions des spécialistes de l’immobilier tournent autour de 3 % pour 2011 et cela, sur l’ensemble du territoire.2011 devrait donc être moins euphorique que 2010, l’année de tous les records avec la hausse de 8,7 % pour la totalité du territoire français.

Les pronostics concernant le domaine immobilier pour 2011 divergent grandement. En effet, alors que le géant Century 21 annonce une progression de 2 à 3 %, la Fnaim est moins optimiste et table, quant à elle, sur une hausse de 3 à 6 %. Les deux géants de l’immobilier, qui possèdent chacun leurs propres outils d’analyse de ce segment de marché, n’étaient déjà pas d’accord sur les chiffres de 2010, ou Century 21 avait enregistré une hausse moyenne de 9 % sur les douze derniers mois, tandis que la Fnaim n’avait constaté qu’une augmentation de 1,2 %, ce qui démontre clairement la différence entre ces deux firmes.

Malgré les divergences sur les chiffres concernant le marché immobilier de cette année-ci, les deux institutions s’accordent sur les records de Paris intra-muros. De ce fait, ils confirment les chiffres publiés par la chambre des notaires de Paris et d’Île-de-France au début du mois de décembre et qui faisaient état d’une hausse d’environ 20 % à Paris en 2010.

Peu importe les différences dans les prévisions immobilières de 2011, une chose est sûre ; l’immobilier se présente toujours comme une valeur refuge par excellence vu que la revalorisation des taux des prêts bancaires n’est pas annoncée comme étant imminente. Le seul point faible de l’immobilier sur le territoire français reste la construction. En effet, ce facteur, qui représente près de 10 % du PIB de la France, n’augmentera que par 1,2 % annuellement et cela, jusqu’en 2020. Ceci aura un effet catastrophique pour la croissance du secteur immobilier de l’Hexagone, vu que celle-ci sera pénalisée par la faiblesse de l’investissement public.