Immobilier rural : un marché de plus en plus dynamique


L’année dernière, les transactions sur l’immobilier rural ont connu une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente alors que celles de terrains cultivables n’ont augmenté que de 1,4 %.

Le regain du marché

La société Terres d’Europe-Scafr vient de publier une enquête menée en collaboration avec les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement sur le marché immobilier en milieu rural. Selon cette étude, le coût moyen des biens acquis est monté jusqu’à environ 200 000 euros pour une superficie faisant moins d’un hectare. Le total des ventes sur le foncier bâti a atteint 6,6 milliards d’euros l’année dernière. Ainsi, elles éclipsent pour la quatrième fois ces dernières années, les transactions sur l’immobilier urbain, qui n’ont enregistré que 3,6 milliards d’euros, et celles de domaines agricoles avec 3,5 milliards d’euros. Selon Robert Levesque directeur de Terres d’Europe-Scafr, le marché des propriétés bâties à la campagne est ravitaillé par d’anciennes constructions agricoles cédées avec un terrain voisin.

Les jeunes et les retraités sont les principaux acheteurs des maisons de campagne

Concernant les ventes des terrains bâtis, on observe principalement deux types d’acheteurs. D’abord, il y a les jeunes qui n’ont pas les moyens d’acheter un logement en ville et choisissent une maison en région rurale. Ils ont en général la trentaine et ont profité de la réduction des taux d’intérêt dans l’acquisition d’une propriété foncière. Ces jeunes acheteurs affichent une nette préférence pour les habitations situées non loin des zones d’emploi, pour raison de praticabilité. Ensuite, il y a les retraités ou ceux en devenir qui veulent s’offrir une résidence secondaire à la campagne.