Bulle Immobilière : l’Insee ne croit pas à la théorie d’une spéculation


Si le Centre d’analyse stratégique attribue la hausse des prix en biens immobiliers à la spéculation, l’Institut français des statistiques a d’autres explications.

Des opinions divergentes

Selon le patron de l’Insee, Jean-Philippe Cotis, la hausse des prix immobiliers que la France connaît ces derniers temps serait plus à attribuer à l’insuffisance d’offres qu’à la spéculation financière, différente donc de ce que vivent les États-Unis ou l’Espagne. Ce point de vue de l’Institut national de la statistique est en contradiction avec celui du Centre d’analyse stratégique qui avançait dernièrement l’hypothèse d’une « bulle » de l’immobilier français qui risquerait d’entrainer des effets dévastateurs plus tard.

Les chiffres de l’INSEE

L’Institut national de la Statistique vient de publier une étude récente sur les prix des logements anciens et loyers entre 2000 et 2010. Selon cette enquête, les prix des habitations anciennes en France ont connu une hausse de 141 % de 1998 à 2010, donc beaucoup plus vite que les revenus qui n’ont enregistré qu’une hausse de 43 %. D’un autre côté, les loyers ont augmenté de 33 % durant la même période, donc de 2,4 % chaque année.

Baisse de l’investissement immobilier

En guise d’explication, Jean-Philippe Cotis annonce qu’en France, on n’observe pas une hausse de l’investissement dans l’immobilier qui pourrait justifier la flambée comme dans les autres pays. Selon les statistiques de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), les offres de ventes de logements ont baissé de 11 % au cours du premier trimestre par rapport à l’an 2010, pour la même période.