La crise persiste sur les principaux cours


Investisseur

La fin de l’année 2009 représentait la fin de la crise financière pour beaucoup d’analystes financiers et aussi pour beaucoup d’investisseurs, mais cela semble ne pas être réellement le cas, car la crise continue de persister et ses répercussions sont plus que visibles sur le cours de la bourse au niveau international. La tension commence à monter sur les marchés financiers, car les places boursières du mois de février ont commencé avec un recul plus que significatif. Cette tendance a incontestablement démoralisé les investisseurs et autres acteurs financiers qui croyaient en une remontée spectaculaire de la crise cette année.

Les acteurs du monde de la finance blâment principalement la Grèce, l’Espagne et l’Italie en Europe, car selon eux la crise continue, car ses pays ont des déficits publics gigantesques. Mais à vrai dire, la faute ne revient pas seulement a ses pays spécifiques, car du coté américain la situation concernant l’emploi n’est qu’à peine redressée et l’économie mondiale aussi se retrouve aussi dans cette situation. Philipe Waechter, le responsable de recherche chez Natixis AM, a précisé que les inquiétudes portant sur la dynamique de la croissance de 2010-2011 préoccupaient déjà les marchés, mais les récentes questions budgétaires ont été le facteur principal de la relance de cette panique. Il précise aussi que cela a affecté majoritairement l’Europe, car l’accord qu’a passé la Commission sur le budget Grec a été perçu plutôt comme un accord politique qu’économique. La situation du marché Grec n’est pas la seule à créer des inquiétudes. L’Espagne et le Portugal se retrouvent aussi dans le collimateur des analystes financiers, car ces pays ont beaucoup emprunté, ce qui a eu pour conséquences, des dettes publiques énormes et ces pays pourraient bien se retrouver dans une posture plus qu’inconfortable et avoir de plus en plus de mal à se faire refinancer.

Lors des cinq dernières séances (du 1er au 5 février), les principaux cours se sont clôturés à des indices spectaculaires ; le CAC 40 à Paris a cédé 4,70 %, le Footsie de Londres à 2,46 %, tandis que l’Ibex à Madrid a perdu 7,71 %. La baisse a été moins spectaculaire aux états unis et à Tokyo avec – 0,55 % pour le Dow Jones et – 1,38 % pour le Nikkei.