La France prévoit une hausse d’impôts de 20 milliards d’euros en 2013


Dans le cadre de la politique de rigueur adoptée depuis 2011, l’État français demandera entre 15 et 20 milliards d’euros d’impôts supplémentaires l’année prochaine. Cette augmentation concerne aussi bien les ménages que les entreprises.

L’impôt à nouveau au cœur de l’effort budgétaire

En pleine préparation du budget 2013, le gouvernement ne s’est pas privé de révéler l’une des mesures phares de l’effort budgétaire annoncé depuis le début du quinquennat. Lors de son intervention sur le 20 h de TF, François Hollande a confirmé l’application de la hausse d’impôts décidée par la majorité précédente. Les pouvoirs publics prélèveront ainsi entre 15 à 20 milliards d’euros supplémentaires aux contribuables l’année prochaine.

Les entreprises et les ménages contribueront à parts égales à cette augmentation des prélèvements fiscaux. L’augmentation des taxes sera accompagnée d’importantes économies budgétaires, estimées à 10 milliards d’euros. En adoptant cette ligne de conduite, le président espère plafonner le déficit public à hauteur de 3 % du PIB, à l’heure même où la croissance de l’économie ne devrait pas dépasser 0,8 % en 2013.

Les nouveaux prélèvements fiscaux concernant les ménages

La hausse d’impôts visera avant tout les ménages favorisés, précise le président Hollande lors de son intervention. Ainsi, les familles dont les revenus annuels par part dépassent 150 000 euros verront leur tranche d’imposition marginale s’élever à 45 %. Les impôts perçus sur les revenus du capital seront également alignés avec les prélèvements sur les revenus du travail. Les plus modestes bénéficieront de leur côté d’un système de décote destiné à épargner les tranches les plus vulnérables.

Autre mesure phare annoncée durant la campagne présidentielle, la taxation des plus riches et de ceux dont les revenus annuels dépassent 1 million d’euros entrera en vigueur l’année prochaine. Entre 2000 et 3000 contribuables seront concernés par ce dispositif. Toutefois, la taxe des super riches sera abandonnée dès la constatation d’un redressement économique du pays.