La possible fermeture de la raffinerie de Total a Dunkerque a créé une vraie polémique


Les salariés de Total ont envahi la tour du groupe pétrolier à la Défense pour protester contre la fermeture éventuelle de la raffinerie de Dunkerque. Selon Charles Foulard, le directeur GCT du groupe, ce serait Nicolas Sarkozy qui aurait demandé au directeur général de Total de calmer les tensions entre les salariés et la direction, mais il semblerait que cela ne soit pas du tout le cas.

Le groupe, qui devait annoncer sa décision finale à propos de la fermeture éventuelle de la raffinerie de Dunkerque, a reporté sa décision à la fin du premier semestre de 2010. Cette nouvelle prolonge donc l’arrêt exceptionnel des activités de la raffinerie, qui avait débuté en mi-septembre de l’année dernière. Cette nouvelle a causé une vague de manifestation par les salariés de la compagnie qui ont peur de perdre leur emploi malgré le fait que Total avait annoncé qu’importe la décision finale, une garantie d’emploi était mise en place. Cette décision ne mettra pas que les salariés en danger, mais aussi tous les sous traitants de la raffinerie de Dunkerque.

L’arrêt des activités de la raffinerie de Dunkerque risque de mettre en périls trois cents soixante-dix personnes et quatre cents cinquante sous traitants. L’entreprise pétrolière a avancé qu’elle ne pouvait plus écouler sa production en raison de la faible demande de carburants.

Le conflit est suivi de très près par le gouvernement français et le Ministre de l’Industrie, Christian Estrosi a même affirmé qu’il n’accepterait pas la fermeture de la raffinerie de Dunkerque tant que les salariés n’auront pas une garantie sur l’obtention d’un nouveau travail. Selon, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, Total a la responsabilité de réindustrialiser le site. Il s’appuie sur la loi en cours pour avancer ce point.

La direction de Total a accueilli une délégation constituée de représentants des syndicats et d’élus locaux pour essayer de calmer les ardeurs des salariés et remettre les choses en ordre. Selon Charles Foulard, le directeur GCT du groupe pétrolier, la direction aurait déjà pris la décision, mais elle n’a pas voulu la divulguer de peur d’engendrer une polémique plus grande que celle d’aujourd’hui.