L’activité de trading de BP affecté par la marée noire


Il semblerait que les effets dévastateurs de la marée noire occasionnée par la plateforme Deepwater Horizon de BP n’affectent pas seulement la faune et la flore du golfe du Mexique.

D’après les dernières informations recueillies auprès du groupe d’hydrocarbures britannique, il parait que sa très rentable activité de trading portant sur les produits pétroliers et gaziers serait elle aussi la proie de la marée noire.

Son effet, combiné à celui de l’ouragan Alex ne laisse présager rien de bon pour BP.

Il est important de savoir que la majorité des compagnies pétrolières effectuent du trading pour s’assurer d’une bonne gestion de leurs ressources. Cependant, cette activité, qui consiste à suppléer les déficits d’approvisionnement à moindres couts en passant par le raffinage, voir même souvent par la pétrochimie, est le plus souvent utilisé par les géants de ce domaine tels que Shell, Exxon Mobil ou encore Total.

Quant à BP, elle a depuis longtemps dépassé le simple cadre de la bonne gestion des ressources ; selon les principaux analystes financiers, BP aurait utilisé cette activité en tant que « casino spéculatif ». Les traders du groupe d’hydrocarbures britannique se sont servis de divers produits financiers complexes pour parier sur le baril-papier (manipulation de productions ou de cargaison virtuelles), qui a un effet direct sur les actions et les obligations, voire même les monnaies.

Les traders de BP, qui l’ont déjà écoper d’une forte amende pour manipulation des marchés financiers, se retrouvent maintenant dans de beaux draps ; montrant de plus en plus de méfiance envers la solidité financière de BP, les principaux actionnaires exigent davantage de garanties afin d’assurer leurs arrières.

source Le Monde