Le projet de gel des APL en 2014 est contesté


Le 25 septembre dernier, le gouvernement Ayrault a présenté en conseil des ministres des projets de restriction du budget pour 2014 afin d’arriver à un déficit public en deçà de 3 % au 1er janvier 2016. Parmi ces projets figurent l’abolition de la prime d’apprentissage et le gel des APL.

Le gel du barème : un coût supplémentaire

D’après les informations venant d’Europe 1, le coût des APL sera en hausse de 173 millions d’euros même après leur gel en 2014.
Si les coûts partent à la hausse, c’est tout simplement parce que ces aides seront accessibles à plus de monde, en tenant compte de la conjoncture économique difficile et de la croissance démographique en France. Ils sont aujourd’hui quatre millions de personnes à être éligibles à l’APL en ce moment, et seront donc plus nombreux en 2014. Selon les estimations d’Europe 1, les coûts de cette aide augmenteront de 3,4 % en une année.
Il faut noter que le manque à gagner des locataires concernés ne sera que de l’ordre de quelques dizaines d’euros annuellement avec le gel des APL, comparativement avec ce qu’ils auraient touché en cas de revalorisation.

Le mouvement HLM s’oppose à cette mesure

Pour clôturer son 74e congrès annuel, qui s’était déroulé dans la ville de Lille, le mouvement HLM a manifesté son envie que le gel du barème des APL soit annulé.
Devant le ministre de la ville François Lamy et quelque 5000 congressistes, le président de l’USH Jean-Louis Dumont a annoncé son souhait de voir le projet de gel du barème abandonné. Rappelons que l’USH est composé aujourd’hui de pas moins de 757 organismes HLM de France.
Il a par ailleurs souligné qu’une actualisation de l’APL était utile afin que les locataires les moins nantis puissent avoir un toit dans des conditions raisonnables. Avec le gel des APL, le gouvernement fragilise mécaniquement le pouvoir d’achat des locataires, dit-il.

Sources: challenges