Le PTZ + ménagé de justesse par le plan de rigueur


PTZ +
Le plan de rigueur servant à rééquilibrer l’économie a épargné le PTZ +. Soulagée, la FNAIM souligne toutefois quelques points noirs aux décisions prises par l’État.

Une belle initiative de l’État selon la FNAIM

Beaucoup redoutaient que le gouvernement français touche au PTZ + afin de résorber le déficit public. Il semblait en effet évident que les conditions appliquées à ce prêt aidé soient revues par un rééquilibrage dans l’ancien afin que le plan d’austérité annoncé puisse fournir le résultat escompté. Pourtant, le prêt taux zéro sera conservé dans ses caractéristiques actuelles. La FNAIM, Fédération nationale de l’immobilier, félicite l’État pour son choix. Selon elle, les investissements doivent être largement encouragés en période de crise financière, le PTZ+ étant un excellent moyen qui incite l’accès à la propriété. Grâce à ce prêt, 280 000 ménages bénéficiaires pourraient investir dans l’ancien.

La FNAIM regrette néanmoins certains points

La fédération note quelques bémols au plan de rigueur adopté qui vient augmenter progressivement les impôts sur les plus values sur les achats immobiliers. Elle critique en l’occurrence le taux d’imposition revu à 19 % en 2011 contre 16 % auparavant, ainsi que la hausse de 1,2 point du taux des prélèvements sociaux, soit 13,5 % contre 12,3 % précédemment. En outre, l’annulation des effets de l’inflation réduira les gains en investissement immobilier, souligne la FNAIM. Enfin, elle regrette que l’abattement de 10 % annuel appliqué dès la cinquième année sur les biens autres que les résidences principales ait été supprimé. Ces décisions peuvent au final bloquer les investisseurs, principaux moteurs du marché immobilier.