Les Français délaissent leur placement préféré


Les assurances multisupports semblent perdre du terrain en France depuis le début de l’année. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène.

Les chiffres de l’IFOP

En septembre dernier, l’Union Financière de France et l’Institut IFOP ont mené une étude sur l’évolution des investissements des Français en général. Le rapport de cette analyse est sans équivoque : les clients « patrimoniaux » sont plus nombreux à ne plus investir dans les actifs phares du marché, en particulier l’assurance-vie multisupports. Cette année, seuls 36 % d’entre eux comptent y placer leur argent. Face à ce désaveu, le contrat multisupports se retrouve relégué à la huitième place des placements majeurs de l’Hexagone, alors qu’il occupait le troisième rang en 2008. Même l’assurance-vie en euros et celle en unités de compte commencent actuellement à être détrônées par les produits à capital garanti.

Les origines du recul

Au regard de ces données, les analystes n’ont pas tardé à dégager les facteurs entrainant la stagnation de l’assurance-vie multisupports. Au premier rang des causes du recul, figure la rude concurrence des investissements refuges, notamment l’immobilier et l’or, qui ne cessent de croître au fil du temps. L’instabilité financière mondiale, concrétisée par l’effondrement des marchés boursiers, affecte également la popularité des placements en assurance-vie. Cette chute touche gravement le rendement des contrats multisupports, dépendant de l’évolution du marché financier : une partie de ce placement est effectivement investie en bourse. Malgré la crise, les investisseurs affirment ne pas abandonner définitivement les contrats multisupports ; ils se disent même prêts à réinvestir dès la reprise du marché.