Les Français sont de plus en plus nombreux à refuser leur héritage


Les refus d’héritage sont en nette augmentation, dûs principalement aux crédits toujours plus nombreux, accumulés par les personnes âgées.

Des chiffres alarmants…

Un héritage se compose des biens, mais aussi des dettes d’une personne. Lorsque le défunt décède, c’est donc à l’héritier qu’il revient de payer les crédits contractés par son parent. Dans ce contexte de crise et de difficultés économiques, les Français sont de plus en plus nombreux à renoncer à ce que leurs parents leur ont légué. Ainsi, en l’espace de six ans, le nombre de refus a augmenté de 33,5 % ; dans le département de Haute-Garonne, 1231 demandes de renonciation ont déjà été déposées. Pour renoncer à l’héritage, la démarche est simplifiée depuis la loi du 21 août 2007, TEPA. Il suffit de remplir un simple formulaire administratif. Une fois refusée, la succession passe à la génération suivante. Si cette dernière n’en veut pas, elle doit faire la même démarche.

Un deuil psychologique en plus

Pour beaucoup, refuser l’héritage revient à renier les liens familiaux. Ainsi, la renonciation s’accompagne non seulement d’un manque matériel, mais il implique aussi de faire face à un mal psychologique. Face à l’augmentation du coût de la vie, beaucoup de personnes âgées contractent des crédits « faciles », ceux à la consommation, incluant les crédits revolving. Dans la majorité des cas, les pensions de retraite ne suffisent pas à rembourser les prêts. Conséquence logique : ce sont les héritiers qui héritent de leur remboursement.