Les impôts en France seraient proches d’un seuil fatidique


Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, le numéro 2 de la Commission européenne tire la sonnette d’alarme sur le niveau des impôts en France. Aucune nouvelle taxe ne doit être votée, estime-t-il. Les dirigeants français vont-ils l’écouter ? Ce n’est pas gagné…

Impots plus value

Les Français trop imposés ?

En 2013, comme en 2012 et en 2011, la France pointe largement en tête des pays où l’imposition des entreprises est la plus forte de l’OCDE. Et lorsqu’on parle de taxation des particuliers, l’Hexagone figure parmi le quatuor de tête, juste derrière la Belgique, la Suède et le Danemark. La déclaration d’Olli Rehn, vice-président de la Commission européenne, au Journal du dimanche n’a donc rien d’étonnant. Selon cet homme, également en charge des affaires économiques et monétaires de l’UE, la pression fiscale en France se trouve actuellement à un niveau trop élevé, à un « seuil fatidique » même selon ses propres termes. Alors que les dirigeants français travaillent d’arrache-pied sur le Budget 2014, dans lequel de nouvelles taxes pourraient être introduites, le numéro 2 de la Commission européenne estime qu’une hausse d’impôts ne ferait qu’aggraver la situation.

Priorité aux économies et aux impôts « intelligents »

Olli Rehn n’est pas le premier – et ne sera certainement pas le dernier – à demander aux dirigeants français de ne plus recourir aux nouvelles taxes pour « relancer » l’économie nationale. Une telle décision ne ferait en effet que peser négativement sur l’emploi, la compétitivité et la croissance. Plutôt que d’opter pour des prélèvements obligatoires en plus, un plan d’économie axé sur les limitations budgétaires devrait être la priorité des Français, selon l’avis du vice-président. Et au cas où la création de nouvelles taxes paraîtrait incontournable, mieux vaut instaurer des impôts « intelligents », à la fois sources de revenus pour l’État et catalyseurs de l’économie. Les taxes écologiques font partie de cette catégorie. Reste maintenant à savoir si ces recommandations seront prises en compte par les décisionnaires de l’Hexagone, en pleine préparation du Budget 2014.

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