Les livrets fiscalisés souffrent du succès du LDD et du Livret A


Les livrets défiscalisés gagnent davantage du terrain en France. Toutefois, ce développement se fait au détriment des autres produits bancaires.

Les livrets B en baisse de 6,4 % en octobre

Si le relèvement du plafond du livret A à 19 125 € semble bénéfique pour les épargnants, c’est loin d’être le cas pour les banques. Force est de constater que les livrets fiscalisés ont subi une décollecte importante suite à l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure en début octobre dernier. Les livrets B, par exemple, ont connu une baisse de 6,4 % au mois d’octobre, l’équivalent de la modique somme de 12,442 Mds €. Pourtant, en 2009, l’annonce de l’ouverture de la distribution du livret A dans l’ensemble des réseaux bancaires en France n’a pas engendré un tel effet. La décollecte enregistrée sur les livrets B était beaucoup plus faible : 1,185 Mds €. Quant aux comptes à terme, ils ont accusé un important repli de 1,052 Mds € au mois d’octobre dernier.

Moins rentables et moins attractifs

De l’avis des spécialistes, les produits fiscalisés, en plus d’être coûteux, sont aussi moins rentables. Avec une rémunération moyenne de 1,85 % au mois de septembre, ils sont moins attractifs comparativement au livret A et au LDD (livret de développement durable) qui permettent de réaliser une plus value pouvant aller jusqu’à 2,25 %. Mais il y a aussi un autre problème : la suppression du PFL ou prélèvement forfaitaire libératoire. Bien que cette mesure ne soit pas encore effective, elle est déjà à l’étude et prévue intégrer la loi de finances 2013. Pourtant, ce dispositif permet de limiter à 24 % les différentes taxes sur les intérêts. Ainsi, les épargnants pourront ainsi s’attendre un nouveau durcissement du régime fiscal.