Les relations franco-suisses se dégradent


La relation entre la France et la Suisse n’est plus vraiment au beau fixe depuis les affaires de d’évasions fiscales. Plus le temps passe et plus l’atmosphère entre les deux pays se tendent.

En effet, le Ministre du Budget a frôlé l’incident diplomatique avec la Suisse. La Suisse réclame le listing des 130 000 comptes que la France a piraté.

Les helvêtes ont lancé un ultimatum à l’hexagone. Elle voudrait le dossier avant le 25 Décembre. Le Ministre du budget s’est quand à lui défendu sur le plateau de canal + dimanche, déclarant que se n’est pas la France qui est en fraude, ce sont les évadés fiscaux. Pour rappel la France avait obtenu ces documents d’un ancien salarié qui les avaient dérobés. Cependant, le ministre budget, se positionne quant a lui au-dessus de tout soupçon affirmant qu’il les avait obtenus en toute l’égalité.

Passons sur la mauvaise foi et allons à l’essentiel ; « Est-ce que le plan évasion fiscale Evafisc est mis en danger ?» Eh bien, non. Les documents ont été utilisés pour construire une partie du dossier Evafisc. Ce sursaut de la Suisse ne peut donc pas inquiéter le fisc. De plus, l’expérience que le fisc a eut avec les évadés fiscaux du Liechtenstein démontre que les protagonistes ont préféré mettre leur situation en règle. La fameuse liste ne va pas seulement contenir des noms provenant de HSBC, il y a d’autres sources.

Depuis l’annonce par Bercy d’une liste contenant 3 000 noms, Evafisc tourne à plein régime. Si à la fin de l’été il n’y avait qu’une centaine de cas, notez que depuis le 9 décembre le nombre est de 1 400. Cela fait un joli petit pactole dans les caisses de l’Etat, 500 millions d’euros. Eric Woerth veille au grain.