Le notariat : l’un des métiers les plus affectés par la crise immobilière


Notaire

Bien qu’il existe une légère augmentation dans le nombre d’adhérents au métier de notaire, le notariat est considéré comme l’un des métiers les plus touchés par la crise immobilière.

Avec plus de la moitié de ses activités qui sont directement liées à l’immobilier, notamment la vente et la construction, le notariat connait actuellement une baisse en termes de chiffre d’affaires ainsi qu’un recul dans le nombre d’actes enregistrés.

Selon un récent sondage, cette profession aurait enregistré un CA de l’ordre de 5,5 milliards d’euros l’an dernier, contre 6,5 milliards en 2007. Selon les analystes financiers, cette baisse serait directement liée au recul du nombre d’actes authentiques sur la même période, soit de 4,1 à 3,6 millions.

Selon les dires de Benoît Renaud, le premier vice-président du Conseil supérieur du notariat, un recul de plus de 15 % du chiffre d’affaires correspondrait à une chute de l’ordre de 30 à 60 % de la rentabilité des entreprises. Toujours selon Benoît Renaud, ceci pourrait s’expliquer simplement par le fait que si les gros actes (les plus rémunérateurs) sont en décroissance, les autres plus petits, peu rentables et demandant plus temps risquent de s’accumuler et par conséquent, le système de redistribution ne fonctionne plus (ce système permet aux transactions importantes de couvrir les coûts générés).

La crise a eu un effet direct sur le nombre de salariés ; malgré une légère augmentation du nombre de personnes souhaitant adhérer à ce métier, le nombre d’employés aurait chuté au commencement de cette année-ci (une baisse de 10 % avec 45,000 salariés). En plus du nombre d’employés qui abandonnent ce métier à cause de la crise, plus de 450 notaires partent en retraite chaque année.