RITA : Quand l’église décide de se lancer dans le micro crédit


Le micro crédit et l’église ne sont pas des entités qui ont été faites pour se rencontrer, mais pourtant, l’archevêque de Dijon, soutenu par un groupe de chrétiens préoccupés par les injustices sociales et les conséquences de la crise économique, a décidé de lancer son église dans le micro crédit pour aider les plus démunis. Nommé « RITA » (en référence à Sainte Rita de Cascia, la sainte patronne des causes perdues et des cas désespérés), ce dispositif conçu par le diocèse de Dijon ne veut en aucun cas bouleverser le monde du crédit, mais plutôt combler là où il existerait des lacunes.

La présidente bénévole de ce système, Marylène Graffin, qui est aussi la secrétaire générale de Procivis Bourgogne Nord, une filiale du Crédit Immobilier de France, affirme ouvertement que RITA ne pourra pas prêter à tout le monde. Ce dispositif donnera la priorité à ceux n’ayant pas accès aux crédits classiques tels que le crédit à la consommation et les prêts immobiliers, mais disposant d’un projet professionnel. En leur proposant un micro crédit d’un montant maximum de 5 000 euros, RITA se veut être le complément aux autres aides que perçoivent ces personnes à travers des sociétés telles que l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) et le Club d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’épargne solidaire (Cigales).

RITA se veut aussi plus proche des personnes qui bénéficieront de son aide en proposant un micro crédit à taux zéro (aucun taux d’intérêt ni de frais de gestion).

Chaque prêt fera l’objet d’un suivi personnalisé pour pouvoir constater l’évolution du bénéficiaire.

via mediapart