Le Surendettement : On n’a pas fini d’en parler


On n’en pas finit d’en parler du surendettement et de la crise. En effet, les répercussions de la crise sont désastreuses, le surendettement a connu une hausse de 6 % en un an. Les chiffres sont affolants, depuis fin Septembre 2009 plus de 744 000 dossiers ont été enregistrés par la Banque de France. Plus de la moitié des personnes concernées avaient un revenu inférieur au SMIC sans parler du pourcentage de personnes qui avaient aussi un crédit revolving.

La hausse continue du surendettement survient juste au moment où l’INSEE révèle une insatisfaction au niveau des salaires. Selon un sondage, 55 % des personnes se déclarent insatisfaites de leurs salaires. On peut comprendre que le moral des français soit en berne. La baisse du pouvoir d’achat, la crise, la hausse du surendettement, on ne voit pas la fin du tunnel. Les chiffres sont abasourdissants, en à peine vingt ans le nombre de foyers surendettés a triplé. En 1989, le chiffre était de 250 000.

Les causes du surendettement ont changé, dans les années 90 la faute revenait aux achats compulsifs ou à la surconsommation. Cependant, les temps ont bien changé. Selon l’association des consommateurs, la principale cause du surendettement serait le crédit revolving. Ca se voit que la crise est passée par là. Avec des fins de mois difficiles, souvent la seule solution pour joindre les deux bouts c’est la seule solution. Ce cercle vicieux se termine souvent par des dettes de plus en plus importantes.

Le constat de hausse continuelle des surendettés n’a pas de quoi surprendre, en effet 55 % des ménages concernés vivent avec moins que le SMIC. On assiste à une dégradation progressive du niveau vie des français car en 2001 ce chiffre était de 42%.

A quand une réaction du gouvernement ? Pour l’instant la réforme sur le crédit est encore débattue. Est-ce que cette réforme sera suffisante pour atténuer les effets de la crise ? Seul l’avenir nous le dira. Une chose est sûre, c’est qu’il faut faire quelque chose pour arrêter l’hémorragie.