Taxe des bonus bancaires: Paris et Londres font front commun


Paris suit l’exemple de Londres en voulant taxer les bonus bancaires.

Londres et Paris font front commun en donnant l’exemple et en ajoutant que d’autres métropoles devraient faire de même. En ligne de mire de ce décret se trouvent les États-Unis bien sûr. Cette nouvelle réforme que veulent instituer Nicolas Sarkozy et Gordon Brown s’inscrit dans le cadre de la réforme du système financier. Tout le monde s’accorde à dire que les marchés financiers devraient être réformés pour éviter une nouvelle crise financière.

Pour l’instant, seul le ministre britannique a donné de plus amples précisions à propos de cette nouvelle taxe. Les banquiers touchant plus de 27 500 euros auront une taxe s’élevant à 50 % de leur prime. Nicolas Sarkozy devrait s’inspirer de ce modèle pour sa énième réforme. Le Président de la République veut en effet instaurer un impôt exceptionnel sur les salariés touchants en 2010, leur bonus de 2009. La ministre de l’Économie Christine Lagarde a ajouté que cet impôt était légitimé par l’aide que l’État a offerte aux banques durant la crise.

La politique de Nicolas Sarkozy ressemble un peu à celle de Robin des Bois. Cette politique consistant à prendre aux riches pour redistribuer aux pauvres (enfin, cela reste à voir) va faire des émules dans le secteur financier. Même si l’organisme, la Fédération bancaire de France se refuse à tout commentaire pour l’instant, le directeur général du Crédit Agricole a quant à lui vivement réagi. Ce dernier fustigeait sur Europe 1, que cette réforme n’est pas cohérente et qu’ils ont déjà payé 2,3 milliards d’intérêts.

Sur le principe, l’État français est d’accord. La taxe sera temporaire, mais que faire de l’argent qui résultera de ses taxes ? Les sommes seront-elles reversées pour l’aide au retour d’emploi ? Une chose est sûre: si la France décide de taxer les bonus des banquiers, l’opinion publique la soutiendra.