Un regard très critique du FMI sur le Livret A


Le FMI dans un rapport consacré au Livret A français regrette que les produits des autres banques de placement n’arrivent pas à concurrencer le compte épargne préféré de la population française parce que ce dernier est défiscalisé.

Trop d’avantages fiscaux

Le FMI – Fonds Monétaire international – indique dans son rapport qu’il vient de publier que le compte épargne le plus utilisé par la population de l’Hexagone doit son succès au fait que ce placement bénéficie d’un régime fiscal très avantageux. Par contre, ses concurrents sont assujettis à un prélèvement social s’élevant à 15,5 %. En plus, ces bénéfices de ces placements sont soumis à la fiscalité des IR. L’institution révèle dans son compte rendu que les produits financiers disponibles au niveau des banques ne peuvent pas s’aligner au Livret A.

Une entrave aux collectes d’épargne

L’inégalité de traitement entre ceux qui placent leur argent en livret défiscalisé et les autres épargnants constitue une entrave à la collecte des fonds des épargnants chez les banques. Le FMI explique que ces entreprises ne parviennent pas à se faire une place dans le secteur de l’épargne parce que leurs offres sont pénalisantes fiscalement. Ces organismes sont contraints de recourir à d’autres sources de financement pour pouvoir répondre aux besoins de crédit de leurs clients.

La même règle pour toutes les épargnes

Aussi, le FMI suggère-t-il que l’État français se penche sérieusement sur la question de la fiscalité du Livret A. L’institution souhaite que la France entreprenne une réforme en profondeur visant à instaurer une disposition fiscale plus juste à l’égard de tous les placements des particuliers dont le niveau de risque est semblable. Par ailleurs, le Fonds fait remarquer que le relèvement du plafond de cette épargne réglementée n’a fait que compliquer la tâche des entreprises bancaires.