Les Français très peu endettés, un nouveau record

Alors que dans certains pays l’endettement ne fait que s’accroître, en France c’est totalement l’inverse. Il faut croire que les français sont économes et fonctionnent comme au bon vieux temps avec de l’argent caché sous le lit ou enterré dans un coin du jardin.

carte credit BD

Selon l’Observatoire des crédits aux ménages, en 2014 les ménages ont battu un nouveau record : seuls 46,5% d’entre eux possédaient un crédit immobilier ou conso. C’est du jamais vu depuis la création de cet organisme en 1989.

«Depuis 2008 (52,6% des Français détenaient alors un crédit), ce sont plus de 1,7 million de ménages qui sont sortis du marché du crédit»

Normalement avec des taux historiquement bas on aurait pu penser que l’inverse ce serait produit, soit un endettement accru, mais que l’on s’y détrompe, c’est l’opposé qui s’est passé : depuis 6 ans maintenant les français ont réduit progressivement leurs dettes.

Attention cependant au renversement de tendance car depuis l’été dernier, le crédit à la consommation «frémit» et « les ménages ont été nombreux à souscrire un crédit immobilier en décembre. «L’ampleur a même surpris. Et contre toute attente, cette tendance s’est confirmée en janvier».

source: lefigaro

Christian Noyer s’inquiète sur le dumping des crédits immobiliers en France

D’après le quotidien Le Monde, Christian Noyer aurait manifesté son inquiétude par rapport aux taux de crédits immobiliers très bas pratiqués par les institutions bancaires, craignant une répercussion sur les prix de la pierre.

D’après le journal Le Monde, le gouverneur de la BDF Christian Noyer a lancé un avertissement aux banquiers pratiquant le dumping des crédits immobiliers au cours d’une réunion avec la Fédération bancaire française. Il est prêt à intervenir si les banques ne se décident pas à relever leurs tarifs.

Le gouverneur a rappelé que les banques françaises pratiquent les taux les plus bas dans toute l’Europe, et prêtent aux meilleures conditions dans toute la zone euro. Selon lui, cette situation est loin d’être acceptable, dans la mesure où les risques de remontée des prix de la pierre sont importants. Selon le quotidien Le Monde, le fait de relever les tarifs des crédits bancaires contribuerait à limiter cette augmentation des prix de l’immobilier.

Christian Noyer a également rappelé que ces banques mettent en péril leur rentabilité à venir et leur bilan en gardant des marges aussi faibles sur les crédits immobiliers. La Banque de France n’a toutefois pas souhaité apporter de commentaires lorsque l’AFP l’a contactée.

En moyenne, les taux de prêts immobiliers octroyés aux particuliers en France au cours du mois de mai ont diminué pour se retrouver à 2,85 %. L’observatoire Crédit Logement/CSA rappelle d’ailleurs qu’il s’agit du plus bas niveau atteint par ces taux depuis les années 1940.

Pour rappel, Christian Noyer préside également l’ACPR ou Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, qui est en quelque sorte le gendarme bancaire en France. Cette institution a également déjà mis les banques en garde contre leur pratique du dumping sur les crédits immobiliers.

sources : cbanque

Registre des crédits particuliers, les Sages optent pour la protection de la vie privé des débiteurs

Le Conseil constitutionnel s’oppose à l’instauration d’un RNCP – Registre national des crédits aux particuliers, une mesure prévue dans le cadre de la loi Hamon.

Objectif louable, mais…

Les Sages n’ont pas manqué de louer l’initiative du législateur de créer un fichier sur l’identité des personnes confrontées à des difficultés financières suite à une accumulation de dettes. Le conseil constitutionnel concède que cette mesure devrait permettre de protéger les débiteurs contre le surendettement. Toutefois, cette instance juridique a affirmé que la vie privée de ces individus mérite d’être respectée. C’est pourquoi elle s’est opposée à l’instauration d’un tel registre.

Des informations trop personnelles

Le Conseil explique que le dispositif voulu par le législateur semble disproportionné si on le compare au but recherché dans le cadre de la création de ce fameux fichier. Les Sages affirment que le gouvernement cherche à disposer d’informations trop personnelles se rapportant à la situation d’un nombre élevé de débiteurs. Ces données sont cependant destinées à être consultées par des dizaines de milliers de cadres travaillant dans le secteur du crédit.

Une nouvelle victoire pour les banques

Avec le rejet par le Conseil constitutionnel du projet visant à instaurer un fichier sur les dettes de particuliers, on peut dire que les opérateurs bancaires viennent de remporter une nouvelle victoire. Ce dispositif a été déjà proposé par le gouvernement à plusieurs reprises. En décembre 2012, cette mesure a été présentée dans le cadre de la CNLP – Conférence nationale pour la lutte contre la pauvreté. La création de ce fichier a été ensuite introduite par voie d’amendement dans la loi sur la consommation, mais le projet n’est pas encore passé.

source : libération

Le fichier positif jugé inefficace par certaines institutions

Le fichier positif ne fait pas l’unanimité. De nombreuses institutions financières continuent de penser que cet outil n’aidera pas à lutter contre le surendettement.

Sans cesse remis sur le tapis sans avoir été mis en application, le projet du fichier positif appelé aussi RNCP ou Registre National des Crédits aux Particuliers est passé le 27 janvier devant le Sénat pour une deuxième lecture. Il s’agit plus précisément d’un projet pour lister tous les crédits contractés. À ce jour, seuls les crédits à la consommation sont concernés par un tel registre. Les crédits immobiliers et les lignes de crédits renouvelables non utilisées ne sont par exemple pas inclus dans ce registre. Pourtant, de nombreuses institutions bancaires et financières ont affirmé ne pas être convaincues par l’efficacité à court terme de ce projet. En effet, il faudrait inclure les crédits en cours de remboursement afin d’avoir une idée précise de l’endettement des Français. Or cela n’est pas faisable avant 36 mois.

Nombreuses sont les banques qui estiment que ce type de projet ne peut rien apporter aux emprunteurs surendettés. Selon eux, seuls 15000 à 20000 cas sur les 220000 dossiers de surendettement déposés en 2012 sont dus au recours abusif de prêts bancaires. En grande majorité, les cas de surendettement sont plutôt liés à des aléas de la vie comme la maladie, le chômage, les accidents et bien d’autres évènements encore qui pourraient chambouler l’organisation financière des ménages. Certaines institutions bancaires soulignent alors le fait que le fichier positif ne pourrait rien apporter à cette situation, et que la meilleure solution serait d’anticiper le surendettement en diagnostiquant les symptômes de fragilité financière, comme les situations d’impayés ou encore l’utilisation irrégulière du crédit renouvelable.

Les taux de crédit en septembre : les conclusions

La hausse des taux de crédits immobiliers ont marqué ce mois de septembre. Mais les taux sont toujours à un bon niveau, situation propice aux rachats de crédits et aux renégociations de conditions.

La barre symbolique des 3,00 % a été atteinte

Sur l’ensemble du mois de septembre, les taux d’intérêt n’auront que peu augmenté ; 2 points par rapport au mois d’août. Il est alors passé de 2,98% à 3,00%. Cette moyenne de taux devrait connaître une plus grande augmentation sur les crédits contractés durant ce mois d’octobre, sauf si les banques appliquent aussitôt les changements au niveau des marchés financiers.

La durée des prêts a également connu une légère augmentation

Au cours de ce mois de septembre, la durée moyenne des crédits immobiliers a connu une légère hausse : 201 mois pour le mois d’août contre 203 mois pour septembre. Cette progression est toutefois peu significative par rapport aux moyennes relevées au cours des précédentes années. De manière générale, l’impact de la durée du financement sur son coût sera infime.

Des renégociations et rachats de crédit en vue

En comparaison avec la hausse record de 2,89% sur les crédits immobiliers enregistrés au mois de juin, les taux n’ont affiché qu’une hausse de 11 points de base en un trimestre, ce qui n’est pas grand-chose. Des renégociations de taux ou des rachats de prêt sont vivement recommandés, tant que les taux se maintiennent à un niveau aussi bas.
Par ailleurs, le nombre de crédits contractés durant ce mois de septembre a augmenté de 4,8% sur un an, après un an et demi de baisse. L’effet illusoire des taux bas a donc poussé la production de crédit à remonter la pente après une forte chute.

source

Tableau du crédit conso à l’échelle mondiale en 2012

La branche spécialisée de la Banque verte, Crédit Agricole Consumer Finance a sorti très récemment l’état des lieux sur le crédit à la consommation dans le monde. Malgré un léger recul en 2012, la France occupe toujours le neuvième rang mondial.

Chaque Français est débiteur de 2267 euros

Avec 149 milliards d’euros d’encours au terme de l’année 2012, la France demeurait toujours distancée par les États-Unis qui affichent 2162 milliards d’euros et bien derrière le Royaume-Uni qui affiche 251 milliards d’euros d’encours.
En ces temps-là, la France comptait une dette moyenne de 2267 euros par personne, ce qui était relativement proche de la moyenne au sein de l’Union Européenne, à 2094 euros, mais toujours à des années lumières du pays détenteur du record : le Canada, avec une dette moyenne de 11677 euros par personne.

Une première progression en 2012, depuis 2008

D’un autre côté, la CACF a publié les résultats d’une étude qu’elle a menée, qui démontrent que le crédit à la consommation n’est pas encore dans une situation dramatique à l’échelle mondiale.
Depuis l’année 2008 et sans prendre en compte l’inflation, c’est la première fois que la dette moyenne par personne a connu une progression en 2012, à 910 euros.
Même au niveau de l’encours total, l’encours total mondial est également en progression de 5,9 % sur l’année.
Globalement, le marché des dettes mondiales est composé à 41 % par le Canada, le Mexique et les USA réunis. Viennent ensuite le Moyen-Orient et l’Asie comptant pour 29 %, suivis par l’Europe, incluant la Turquie et la Russie avec 22 %. Enfin viennent l’Amérique du Sud représentant 5 %, l’Afrique avec 2 % et l’Océanie avec 1 % des dettes mondiales.

Les députés veulent amender l’article 220 du Code civil

Les députés et les sénateurs voteront une nouvelle loi qui vise à modifier les conditions de solidarité de prêt lorsque le crédit est souscrit par seulement l’un des deux époux.

Un plafond règlementaire fixé par décret

Lorsqu’un contrat de crédit est souscrit par seulement un des deux conjoints, l’engagement ne concerne l’autre partie que si le montant de l’emprunt est modeste d’après l’article 220 du Code civil. À cet effet, la justice seule peut décider si l’opération réalisée est éligible ou non à un emprunt engageant les deux époux ou pas après un examen du dossier du débiteur. Il importe de noter qu’en vertu de l’article 515-4 du même Code, les partenaires pacsés sont aussi soumis à cette même règle. Un projet de loi qui sera voté par les députés ultérieurement prévoit de modifier ce principe. Selon l’article 19 du dispositif, les prêts contractés par un seul époux n’engagent l’autre que si le montant cumulé des crédits est supérieur à un plafond règlementaire fixé par décret.

Les concubins ne sont pas concernés

Ces nouvelles mesures s’appliquant uniquement aux personnes mariées légalement et aux pacsés excluent les concubins. En effet, la dette n’est pas solidaire pour les individus qui vivent ensemble sans être mariés. Ainsi, elle n’engage que la personne qui a souscrit le crédit. Par ailleurs, la nouvelle disposition ne concerne que les prêts à la consommation comme le crédit personnel ou le crédit renouvelable par exemple. Si les députés et les sénateurs adoptent le texte, le juge perdra ainsi son pouvoir de fixer les conditions d’éligibilité à un emprunt solidaire, en particulier le montant plafond du crédit. Toutefois, les magistrats garderont leur pouvoir discrétionnaire. Ils sont toujours en droit de refuser la solidarité si les critères ne sont pas respectés.

Le gouvernement propose d’inclure le fichier positif dans la future loi sur la consommation

Le gouvernement confirme son intention d’apporter des amendements à la future loi sur la consommation. Parmi les changements figure la mise en place d’un registre des prêts aux particuliers.

Le fichier positif : un projet longtemps à l’étude

Le gouvernement propose l’instauration d’un registre des prêts aux particuliers dans le cadre de l’amendement de la future loi sur la consommation. Dans ce support qui porte le nom de fichier positif sera enregistrée la liste des contribuables disposant de prêts en cours. Il fonctionne à quelque chose près comme le FICP, mais comporte quelques améliorations. L’idée de créer un tel dispositif date de plusieurs années, mais c’est en décembre dernier que le projet a été officialisé par le premier ministre, M. Ayrault. Ce fichier permet de renseigner les établissements prêteurs sur la situation financière des candidats aux crédits afin de leur éviter le surendettement.

Un sujet de controverse

Les controverses entourant le sujet ne manquent pas de défrayer la chronique. Nombreux, sont les syndicats de consommateurs à affirmer être « contre » ce projet. D’après UFC-Que Choisir, la quantité de prêts souscrits par un emprunteur ne constitue pas un critère suffisant pour déterminer s’il est encore éligible ou non à un nouveau crédit. L’explication est simple : la manière de consommer diffère du tout au tout d’un individu à un autre. La plupart des malendettés sont de cet avis. Il est difficile de penser que ce dispositif pourrait remplacer une analyse cas par cas des dossiers présentés par les candidats à l’emprunt, note de son côté une porte-parole de CMP-Banque. Et contrairement aux idées répandues actuellement, le surendettement est dû surtout à des accidents de vie et non à un taux d’endettement élevé.

Boursorama crée le crédit personnel en ligne

Le groupe Boursorama vient de créer une nouvelle offre qui permet à ses clients de souscrire un prêt jusqu’à 75 000 euros sur 10 ans via internet.

Un taux très attractif de 3,4 % jusqu’à la fin mai

Jusqu’à la fin mai, Boursorama propose un taux très attractif de 3,4 % TAEG pour ceux qui souhaitent souscrire un crédit personnel en ligne dans la limite d’un montant maximal de 75 000 euros. À partir du mois de juin, un taux de 4,75 % s’appliquera. La nouvelle offre concerne les crédits sur 10 ans et elle bénéficie d’une exonération totale des frais de dossier. Toutes les démarches, même la signature du contrat, sont à réaliser en ligne. Après avoir rempli un formulaire de demande électronique, l’emprunteur accèdera à tous les avantages qu’offre le produit. En outre, l’adhésion à une assurance crédit n’est pas obligatoire. La nouvelle formule vise notamment à aider les particuliers dans la réalisation de leur projet personnel.

Une offre ouverte aux 425 000 clients de la banque

Pour l’instant, la nouvelle offre de la banque est accessible uniquement aux personnes déjà clients de la banque. Ils comptent au nombre de 425 000. Une des conditions pour bénéficier de ce type de crédit est d’être membre du site depuis plus de 90 jours et avoir à sa disposition une carte bancaire. Pour cette émanation de la Société Générale, la mise en place de ce nouveau produit est une étape vers l’atteinte de son objectif phare : devenir une véritable référence sur le marché de la banque sur internet. Il va être intégré parmi les autres offres de l’établissement afin de satisfaire au mieux le besoin de la clientèle. Il faut noter à titre de rappel que Boursorama opère sur trois principaux marchés : la banque en ligne, le courtage en ligne ainsi que le portail internet.

Surendettement en France : Les locataires restent toujours les plus touchés

D’après une récente publication de la Banque de France, les locataires sont toujours classés en tête de la liste des personnes les plus surendettés en 2011 avec une part importante de 78,6 %.

Les locataires moins touchés qu’en 2010

Parmi les quelque 200 000 dossiers reconnus recevables par la Commission de surendettement en 2011, près de 78,6 % sont des locataires. Toutefois, force est d’admettre que cette proportion a connu une légère baisse sachant qu’elle atteignait 80 % en 2010. En revanche, du côté des propriétaires, les chiffres sont ressortis en hausse, passant de 7,5 % en 2010 à 9,3 % en 2011. De l’avis de la Banque de France, auteur de l’analyse, ce léger changement dans les résultats reflète le changement de pratique de la Commission de surendettement. Ceci est dû à l’entrée en vigueur de la loi Lagarde en 2010. Les propriétaires ne sont plus exclus de la procédure de surendettement comme c’était le cas avant.

Émergence des séniors

Une autre information révélée par cette publication : près d’un Français surendetté sur quatre appartient à la classe d’âge de 55 ans et plus. Par ailleurs, les moins de 25 ans ne représentent qu’une part faible de 2,9 % en 2011 contre 5 % dix ans plus tôt. Mais les personnes âgées de 35 à 54 ans demeurent les victimes principales de cette hécatombe. Plus de 50 % des dossiers recevables en 2011 sont issus de cette dernière catégorie. Bien que les prêts à la consommation restent toujours les principaux facteurs évoqués par les analystes, il n’en demeure pas moins que les crédits immobiliers y prennent une part non négligeable : 8,7 % des dossiers. Enfin, toujours d’après l’enquête de la Banque de France, près de 25 % des personnes déclarées surendettées sont sans-emploi.